Je ne me sens pas aimée dans mon couple : lui qui n’aime pas, ou moi qui ne reçois pas ?

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Il fait des choses. Il paie, il répare, il est là le dimanche. Si on lui demandait, il dirait qu’il t’aime.

Et pourtant, tu te dis, parfois dans le silence d’une soirée, je ne me sens pas aimée.

C’est une phrase lourde à porter, parce qu’elle contient un procès, et que tu as peur d’être injuste. Tu vois bien ce qu’il fait. Alors le doute s’installe : est-ce que c’est lui qui n’aime pas comme il faut, ou moi qui suis trop exigeante, trop abîmée, impossible à satisfaire ?

Cet article fait partie du guide Femme forte qui se perd en amour : comprendre pourquoi, et te retrouver (chemin : Te sentir vide, seule ou perdue).

La vérité, c’est qu’il y a deux explications possibles, et qu’elles ne demandent pas du tout la même réponse.

Hypothèse 1 : il ne t’aime pas d’une façon que tu peux sentir

Aimer et faire sentir qu’on aime sont deux compétences différentes. Il existe des hommes qui aiment sincèrement et qui ne savent pas le montrer, ou qui le montrent dans une langue que tu ne comprends pas.

Tu cherches des mots tendres, il t’offre des services. Tu cherches de l’attention, il te donne de la présence silencieuse. Tu cherches de l’émotion, il répare la voiture. Vous vous aimez peut-être autant l’un que l’autre. Vous ne vous recevez pas.

Mais il existe aussi des situations où c’est autre chose. Voici quelques signaux qui disent que tu n’es effectivement pas bien aimée :

  • tes besoins sont régulièrement moqués, minimisés ou retournés contre toi
  • tu t’excuses plus souvent que lui, y compris quand tu n’es pas en tort
  • tu te sens plus seule en sa présence que quand il est absent
  • l’attention qu’il te donne dépend de ce que tu fais pour lui
  • tu as peur de sa réaction quand tu exprimes un désaccord

Si tu reconnais plusieurs de ces points, ce n’est pas un problème de sensibilité. Et si l’un d’eux va jusqu’à la peur ou la violence, parles-en au 3919, la ligne nationale d’écoute des femmes victimes de violences, gratuite et anonyme.

Hypothèse 2 : tu ne peux pas recevoir ce qu’il te donne

Celle-là est plus délicate à entendre, et pourtant elle est fréquente.

Une femme qui a appris, enfant, que l’amour se mérite, se gagne, ou se perd si on ne le garde pas, développe un filtre. Elle reçoit mal. Elle voit ce qui manque, très bien. Elle ne voit presque pas ce qui est là.

Elle peut aussi attirer, sans le savoir, des partenaires qui confirment sa croyance profonde : je dois me battre pour qu’on m’aime. Et dès qu’on l’aime simplement, sans effort, une partie d’elle se méfie : ça ne peut pas être vrai.

Dans cette hypothèse, ce n’est pas lui qui est en défaut. C’est la porte qui est verrouillée de l’intérieur.

Comment savoir laquelle est la tienne

Voici quatre questions qui aident à y voir clair.

1. Est-ce que le même sentiment existait dans tes relations précédentes ? Si tu te sens non aimée avec lui, avec les ex, et parfois avec tes amies ou ta famille, le filtre est probablement plus ancien que ce couple.

2. Est-ce que tu as dit clairement ce dont tu as besoin ? Pas « tu ne fais jamais d’efforts », mais « j’ai besoin que tu me regardes quand je te parle, dix minutes, le soir ». Un besoin précis, formulé calmement. Sa réponse à une demande claire est une information majeure.

3. Quand il fait quelque chose de bien, que se passe-t-il en toi ? Du soulagement qui dure, ou une petite voix qui dit « il l’a fait parce que tu as demandé » ?

4. Si une amie te racontait ta relation à l’identique, qu’est-ce que tu lui dirais ? On est souvent plus lucide pour les autres.

Que faire, selon ce que tu découvres

Si c’est lui qui ne te donne pas ce dont tu as besoin : parle clairement, une fois, avec un besoin précis. S’il t’écoute et change, c’est un excellent signe. S’il minimise ou retourne la situation, tu as ta réponse. Tu as le droit d’attendre d’être aimée d’une façon que tu puisses sentir.

Si c’est un filtre ancien : ne le combats pas, apprends à le voir. À chaque fois qu’il se passe quelque chose de bon, nomme-le à voix haute : « il m’a préparé mon café, c’est de l’attention. » Ça paraît dérisoire. Mais c’est comme ça qu’on réapprend à recevoir.

Dans les deux cas : apprends à t’aimer assez pour ne pas dépendre d’un seul regard. Plus tu te traites avec soin, moins tu mendies de l’amour, et plus tu perçois nettement ce qui est donné et ce qui ne l’est pas.

Ce n’est pas être trop exigeante

On te l’a peut-être dit. On t’a dit que tu en demandais trop, que tu étais compliquée, que les autres seraient contentes à ta place.

Se sentir aimée n’est pas un luxe. C’est un besoin de base, le même que celui d’un enfant qu’on regarde avec joie. Et on peut apprendre à le reconnaître, à le demander, à le recevoir.

C’est ce travail que je mène avec les femmes de Renaissance. Pour commencer, mon cours offert Les fils invisibles qui dirigent ta vie amoureuse t’aide à voir ce qui filtre.

Écrit par Jimmy Garsia, thérapeute en coaching profond et coach de vie pour femmes. Ancien ingénieur géologue et minier formé à la Paradox School de David Laroche, il accompagne des femmes en ligne depuis cinq ans : plus de 125 personnes et plus de 2 000 heures de pratique à ce jour. Son parcours.
Cet article apporte un éclairage de coaching. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un psychologue (avertissement).

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